L'UIP se félicite de la libération et de la grâce d'Anwar Ibrahim

L'UIP se félicite de la libération et de la grâce d'Anwar Ibrahim
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M. Anwar Ibrahim et son épouse de passage à l’UIP en 2005 afin de remercier le Comité pour son travail sur son dossier. © UIP

L'UIP se félicite de la libération de Dato Seri Anwar Ibrahim, ancien Vice-Premier Ministre de Malaisie et de la grâce qui lui a été accordée. M. Anwar a été libéré de prison aujourd'hui après avoir obtenu une grâce royale. Le Comité des droits de l'homme des parlementaires de l'UIP, qui défend le cas de M. Anwar depuis les années 1990, n'a cessé de soutenir qu'il avait été victime d'un procès inéquitable et a maintenu la pression au fil des ans pour sa libération.

M. Anwar a été arrêté pour la première fois en septembre 1998 pour abus de pouvoir et sodomie. Il a été reconnu coupable des deux chefs d'accusation et condamné à un total de 15 ans de prison. En 2008, il a fait l'objet d'une nouvelle accusation de sodomie, suivi d'un acquittement en janvier 2012 faute de preuves corroborantes. Cependant, en 2014, la Cour d'appel a renversé cette décision et l'a condamné à cinq ans de prison.

Le Comité a envoyé un observateur, Mark Trowell, avocat en Grande-Bretagne, aux audiences de M. Anwar en 2012 et 2013, et à celle de la Cour fédérale en février 2015, qui a confirmé la condamnation de la Cour d'appel. M. Trowell a soulevé de sérieuses préoccupations au sujet des procédures judiciaires. Le Comité a conclu que les motifs des actions en justice contre M. Anwar dépassaient le cadre juridique et que l'affaire reposait sur une présomption de culpabilité.

Lorsque Mahathir Mohamad a été élu Premier Ministre plus tôt ce mois-ci, il a demandé la grâce pour M. Anwar et a déclaré qu'il lui remettrait le pouvoir dans un délai de deux ans.

Le Comité des droits de l'homme des parlementaires de l'UIP s'emploie à défendre les parlementaires qui sont victimes de violences et de harcèlement. L'UIP considère que la force d'une démocratie réside dans le fait de permettre à ses élus d'exercer leurs fonctions librement, sans harcèlement ni intimidation. Le Comité s'efforce de protéger et de défendre les parlementaires du monde entier qui sont victimes de violences, de mauvais traitements ou de menaces de meurtre. Il est le seul mécanisme international doté d'un tel mandat et a fait ses preuves en matière d'aide concrète aux victimes. Le Comité étudie actuellement les cas de plus de 426 parlementaires de 37 pays.